Première rencontre avec un dossier qui vient de loin

Bonne année les vietnameux!

Je suis actuellement en Floride, où il fait presque zéro le soir. C’est horrible. Mais la vague de froid est finie, ça réchauffe chaque jour et je suis ici jusqu’au 22 janvier alors ça devrait être bon pour la suite. Bien entendu, je ne perds pas mon intérêt à conseiller toutes ses âmes perdues, fraîchement de retour du Vietnam. Froid ou chaud, j’interviens :) )

Aujourd’hui, je tente de répondre à Joëlle qui m’écrit ceci :

« Bonjour. Je lis ton blog avec beaucoup d’intérêt et j’aurais une question pour toi.

J’ai lu que tu ne conseillais pas d’inviter un gars chez soi lors d’une première rencontre. Je comprends très bien que cela peut être risqué, mais j’ai un problème.

Je dois rencontrer un gars que j’ai connu sur le net bientôt, mais il habite à 2 h de route de chez moi. Sans savoir ce que ça donnera, ça cliqué très fort sur Internet. Je ne veux pas l’inviter seulement pour un restaurant ou un café, sachant qu’il aura beaucoup de route à faire. Mais j’hésite aussi à le faire venir chez moi. En même temps, si ça clic fort, je ne verrais pas le problème de le garder à coucher…

Je n’aime pas perdre mon temps. Et plus on passera de temps ensemble, plus on pourra se connaître rapidement non? Qu’en penses-tu? »

NE JAMAIS INVITER UN GARS CHEZ SOI POUR UNE PREMIÈRE RENCONTRE. Cette règle ne comporte aucune exception. AU PIRE, tu peux en effet le rencontrer dans un café près de chez toi et l’inviter si ça tourne bien, et encore. Le mieux est de vous donner un rendez-vous à mi-chemin pour un café, et tu vois par la suite. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet. C’est évident pour des raisons de sécurité et aussi pour ne pas que tu sois obligé de l’inviter à coucher.

Si tu lis mon premier livre, Le Code Boilard du vrai gars, tu verras que j’ai déjà fait pas mal plus que deux heures de voiture pour rencontrer une fille : je suis allé au Liban rencontrer une fille que j’avais connue par Internet. J’ai loué une chambre d’hôtel, je me suis rendu à mes frais… Bref, un gars se débrouille.

Ceci étant dit, d’autres points de ta lettre ont retenu mon attention.

Tu écris: « Sans savoir ce que ça donnera, ça cliqué très fort sur Internet. »

Cliquer fort sur Internet est intéressant, mais n’est pas automatiquement révélateur de la suite dans la vraie vie. J’ai tout vécu sur Internet. J’ai mon propre site monclasseur.com. Je sais très bien c’est quoi de revenir du travail et d’avoir hâte de chatter pendant trois heures avec ton nouveau prospect. Ce n’est pas insignifiant, mais ça ne veut pas dire nécessairement que ça va cliquer dans la vraie vie. Donc, reste caaaaaaalme et ne pense pas que tu doives perdre ta prudence de base à cause de ça. Si le gars est sérieux, il ne te demandera pas d’aller directement chez toi, au contraire.

Tu écris aussi : « Je n’aime pas perdre mon temps .Et plus on passera de temps ensemble, plus on pourra se connaître rapidement, non? Qu’en penses-tu? »

Je pense que tu es tellement enthousiaste à rencontrer ce gars-là que tu veux tout accélérer. Ne pas niaiser au début ne veut pas dire non plus que plus c’est vite, mieux c’est. Garde une saine distance de départ, vérifie sur le terrain si ce gars est pareil « en direct » que dans ton moniteur et vois si tu es à l’aise en face de lui autant qu’en face de ton écran.

Les sites de rencontre ont encore mauvaise réputation parce que plusieurs personnes les utilisent mal encore. Ta rencontre avec ce mec semble super bien aller…sur Internet. La prochaine étape est évidemment en personne avec lui. Mais demande-toi : inviterais-tu un gars que tu as croisé dans un café à coucher chez toi directement après avoir payé le bill et mangé tes biscuits sodas? La relation virtuelle sert à provoquer une relation IRL (in real life). Ne pense pas que les étapes de base sautent quand elles ont été faites par Internet.

Étape 1: contact internet

Étape 2: conversation internet

Étape 3: conversation téléphonique

Étape 4: rencontre en terrain neutre

Étape 5: enchaînement ou deuxième rencontre, etc.

Personne ne doit aller chez sa nouvelle rencontre avant l’étape 5.

Truc pour les gars: dites toujours, avant votre première rencontre en terrain neutre, que vous avez un rendez-vous le lendemain matin tôt, ce qui enlèvera de la pression à la fille. (Elle ne pensera plus que vous tenterez peut-être d’aller chez elle). Vous annulerez votre rendez-vous si tout va bien ;)

Truc pour les filles : dites la même chose, ce qui enlèvera une partie de l’empressement que le gars pourrait avoir ;)

Je suis vraiment un agent double. Bonne semaine :)


« Le best seller absolu des livres de séduction sur internet »





bimbo

Miss bimbo

Voici ce qu’on pouvait lire récemment dans La Presse au sujet d’un site internet créé en Grande-Bretagne, www.missbimbo.com :

« Le site internet propose à chaque concurrente de créer une «Bimbo» virtuelle à l’aide d’implants mammaires et de régimes. En plus d’un «lifting», elles peuvent lui acheter de la lingerie et l’expédier dans une boîte de nuit à la recherche d’un homme riche «pour payer tous ses besoins de minette», et se hisser dans le classement.

Les rivales tentent d’accumuler le plus de points possible pour leur nymphette qui est jugée selon «son poids, son apparence et ses opérations chirurgicales».

Elles doivent la nourrir et l’embellir chaque jour. «Nous savons que vous voulez maintenir votre «Bimbo» maigre mais toutes les filles doivent manger une fois de temps en temps», explique-t-on dans les règles du jeu. »

Semble-t-il que le site est surtout fréquenté par des filles de 9 à 16 ans.

Pourquoi les filles ont cette tendance à vouloir se dévêtir au maximum, se modifier comme un honda civic et s’obséder à rester mince? Pourquoi cette hyper sexualisation des filles?

Pour nous aider à répondre, faisons une petite parenthèse pour parler du monde des danseuses exotiques.

Jusqu’en 1999, les danses contacts étaient interdites au Canada. Puis la Cour suprême a affirmé que les mœurs de la société avaient évolué et a annoncé que les danses contact étaient maintenant légales au pays.

Pour la majorité des danseuses, cette nouvelle législation fut synonyme de revenus accrus. Pour celles qui ont décidé quand même de ne pas faire de danses contacts, le marché s’est effondré. Sabrina ne veux pas se faire tripoter par les clients, mais sa collègue Jenny, si. Pire, Sabrina persiste à danser dans un club à danses conventionnelles, mais la plupart de ses collègues quittent pour le club voisin, où les hommes peuvent se faire aller les mitaines pour 20$. Le club où Sabrina travaille est condamner à s’ajuster. Sabrina aussi.

La cour suprême a donc bouleversé le marché. Si on pose la question : « Pourquoi les danseuses acceptent maintenant de se faire tripoter ? » on pourrait répondre simplement : parce qu’elles le peuvent. C’est plus payant.

Revenons à notre question sur l’hyper sexualisation des jeunes filles. On sait que de tout temps les femmes ont voulu séduire les hommes. Sauf que jusqu’il n’y a pas si longtemps, elles devaient le faire en portant un corset jusqu’au menton, rentrer à 9h00 le soir, et dire NON à toute avance sexuelles à moins d’être demandé en mariage. Et pas question d’être la sainte nitouche du village alors que toutes les autres transgressaient les règles : TOUTES les filles suivaient les règles. Puis soudainement : no holds bar. Tout fut permis. Habillement, mœurs, chacun choisi son style, plus aucune convention.

Résultats : la fille moins sexy attire moins l’attention. Celle qui ne couche pas le premier soir? Pas grave, sa voisine elle a une politique moins stricte. Et ainsi de suite.

La faute des magazines? Bien sur, tout comme c’est la faute des band-aid si les humains tombent plus sur les genoux maintenant. Non, quelque chose s’est passée, et le marché a été bouleversé. Qui selon vous est l’équivalent de la cour suprême dans cette histoire?

stop

Stop ou encore?

Hier soir, une amie à moi, bouleversée, m’informe que sa meilleure amie se sépare après 12 ans de vie commune avec son chum/ex. Notons qu’ils n’avaient pas d’enfants.

Il existe une équation universellement reconnue qui dit que le degré de tristesse de l’entourage d’un couple qui se sépare augmente avec le nombre d’années que le dit couple a été ensemble.

(Degré de) T(ristesse)=A(nnées) en C(ouple)

Quelque chose cloche ici. Normalement, plus longtemps un couple dure, plus les amoureux qui le composent se connaissent. Plus ils se connaissent, plus ils agissent en « connaissance de cause ». Normalement, un couple qui se sépare après dix ans sait encore mieux qu’il s’agit de la seule solution qu’un autre qui se sépare après deux ans, non? Un couple qui se connaît depuis un an, qui décide d’aller rester ensemble et se sépare dix huit mois plus tard, après avoir vécu le quotidien, la même salle de bains, etc… est quand mieux placé pour juger de la question : « On arrête ou on continue? », qu’un autre qui vient de vivre son premier week-end à Charlevoix après trois mois de fréquentations, non?

Alors qu’est-ce qui est le plus triste : un gars qui décide de ne pas rappeler une fille après une rencontre qui n’a pas tourné parfaitement à son goût, et qui ne saura jamais le vrai potentiel de cette fille, ou un gars qui décide que le voyage est terminé après 10 ans de vie commune?

Bien entendu, la plupart des ruptures sont décidé unilatéralement par une des deux personnes impliquées. C’est poche pour l’autre, mais n’est-ce pas là encore une bonne raison d’accepter la séparation, quand une des deux personnes ne veux plus de l’autre?

confiance

Faire confiance…voyons, pourquoi?

Voici une lettre de Paul, souffrant, qui est habité par le problème typique des vétérans : plus capable de faire confiance aux filles.

« Ma vie aujourd’hui va super bien, bonne job, de l’argent un char neuf et j’en passe…Le côté « amour » est totalement disparu de ma vie, j’ai l’impression que je ne suis plus capable d’aimer, je chiale souvent…je critique beaucoup car j’ai beaucoup de frustration en rapport à ce qui est arrivé. JE NE SUIS PLUS CAPABLE DE FAIRE CONFIANCE AU SEXE FÉMININ de peur d’être trahi encore, de me faire briser le coeur. J’aimerais rencontrer la bonne personne dès que possible pour que ma vie retrouve cet équilibre, je ne comprends pas pourquoi je cherche le style ok, 25 ans, maison banlieue, bonne job, femme qui t’aime etc…)

J’ai l’impression que du bon monde y’en a pas beaucoup…je le cherche mais je le trouve pas. J’ai aussi de la difficulté à penser que je pourrais trouver quelqu’un de bien mais où et quand? Que faire quand je trouve quelqu’un de mon goût (ça m’arrive souvent, mais non….elles ont un chum déjà, c’est sur elles sont belles et intelligentes).

Si t’as une suggestion, fait moi signe, honnêtement je trouve cette période de ma vie assez difficile. »

Que vous soyez hommes ou femmes, jeunes ou âgés, la réaction que vous avez suite à un échec dépend de vous-même, et pas des autres. La plupart des gens blessés ont tendance à s’emmurer par protection. Ça fonctionne, car règle générale, ils ne sont plus jamais blessés après. C’est génial ça non? Bon, il y a un prix à payer : il ne leur arrivent plus rien d’intéressant non plus, mais ça, c’est leur choix.

Décortiquons la lettre de Paul.

« … JE NE SUIS PLUS CAPABLE DE FAIRE CONFIANCE AU SEXE FÉMININ de peur d’être trahi encore, de me faire briser le coeur. J’aimerais rencontrer la bonne personne dès que possible »

Trouvez l’incohérence : je ne fais pas confiance aux vendeurs de chars MAIS je veux avoir un nouveau char dès que possible…!! Ou bien tu refais confiance aux filles qui semblent en valoir la peine, ou bien tu prends ton temps.

« J’ai l’impression que du bon monde y’en a pas beaucoup…je le cherche mais je le trouve pas.

Comment veux-tu trouver la bonne (concept très élastique d’ailleurs) si tu ne fais confiance à aucune?

Un moment donné Paul, va falloir que tu arrête d’écouter juste ton cœur qui cherche à tout prix la fille idéale, et que tu te mette à écouter un peu ta tête. La raison ne permet pas de tomber en amour, mais elle permet d’arrêter d’avoir peur de tout le monde. Jouer « safe » c’est correct…quand on est conseiller financier.

C’est intéressant des REER, ça permet de s’assurer une retraite dorée. Mais si les 40 années qui ont précédées ont été nulles, est-ce bien une retraite mérité?

futur cheri

Rassure-moi mon futur chéri

Le retour du viêtnam n’est pas vécu de la même façon du côté des filles et du côté des gars. Souvent, une fille va avoir une attitude méfiante suite à une séparation, et son message à son nouveau prétendant sera « rassure-moi mon futur chéri ».

Bien entendu, les mots ici ne valent rien. Il est si facile de rassurer madame en lui disant que vous ne la tromperez jamais, mais qu’est-ce que ça change? Dans la réalité, rien. Pour elle, beaucoup. Renvoyez-lui la question : « Peux-tu me prouver que tu ne me tromperas jamais? Moi non plus, alors à quoi bon??? »

Elle a peur dans le noir, et vous savez qu’il n’y a pas de monstre dans le placard. Et si jamais il y en avait un, un soir, ce serait lorsqu’elle serait endormie, donc sans danger.

Vous gagnez à faire ce que mon ami Patrick appelle le vœu d’abstinence à ce sujet : abstenez-vous de toutes discussions trop étendues sur le sujet de l’infidélité, lors de vos premières rencontres et discussions. Bien sûr, vous n’êtes pas un infidèle, qui s’afficherait autrement? Mais la futilité du propos ne peut que vous nuire.

Malgré tout, les filles vous demanderont implicitement de les rassurer au sujet de votre fidélité. Vos paroles, tel Jésus face à une foule, pourront vraiment les guérir de leurs inquiétudes. Les manipulateurs l’ont bien compris.

Abstinence messieurs, abstinence… rien ne sert de décortiquer cette logique, le cœur et la tête d’une fille ne parlent pas le même langage. Évitez surtout la situation ou dès le départ vous vous mettez en situation de rendre des comptes à chacun de vos déplacements : cette politique pourrait vous suivre longtemps et créer à la longue un autre retour du viêtnam.

On dit des alcooliques qu’ils font tourner leur vie autour de leur consommation, ce qui les rend souvent indétectables. Idem pour les infidèles. Mesdames, le choix est le vôtre : la paranoïa constante, ou les yeux un peu plus ouverts. Les yeux, pas les oreilles, car les paroles de monsieur ne vous aideront en rien, ni pour vous rassurer, ni pour incriminer.

cours de sexe

Cour de sexe

Branle bas (!) de combat dans les médias la semaine passée. Imaginez-vous donc que les cours de sexe vont maintenant être dispensés par tous les professeurs au secondaire, et non plus par un professeur adéquatement formé. Le prof de maths va parler un peu de masturbation, le prof d’anglais de fellation, le prof de religion va donner des cours pratique entre deux périodes (gag facile, ça en prend un de temps en temps)

Je vais tenter de simplifier le tout. Voici selon le prof Boilard l’essentiel à savoir quand on est au secondaire : un condom, c’est non négociable. Le reste est naturellement réparti entre le cours de bio (au sujet du comment et pourquoi) et les discussions entre amis (au sujet du quand : « quand tes parents seront-ils en voyage? »).

Le vrai scandale, c’est qu’il n’y a jamais eu de cours d’éducation sentimentale au secondaire. Des cours de confiance en soi. Une personne, dûment formée, qui, contrairement à tes parents, n’a pas appris la pédagogie en regardant Passe-Partout avec toi.

Quelqu’un qui t’apprend que ce que ton père incompétent t’a mis dans la tête en te disant que tu ne vaux pas grand-chose, ce n’est pas vrai. Ou pour te conseiller de faire simplement tes choix en tant que fille, au lieu d’écouter ta mère peureuse et son intervention au sujet de« la première fois » : « il faut se méfier de tous les gars, parce qu’ils partent avec un de tes reins si tu couches avec.»

Une fille de 15 ans, ça doit apprendre à vivre à cette époque où les féministes, qui ont ouvert le buffet pour les hommes avec la révolution sexuelle, doit apprendre à coucher avec un gars, en tout temps et tout lieu, en ne se posant qu’une seule question : ça me tente ou ça ne me tente pas? Et une tonne d’autres conversations qui feront la différence dans la vie.

Il y a beaucoup plus à dire et à échanger avec des ados que de savoir si on doit sucer son chum avant de le frencher.

faux numero

Il n’y a personne au numéro que vous avez composé

Un phénomène nouveau a lieu depuis le début de l’année 2008 et je demande la participation de tous pour m’aider à faire la lumière sur cette affaire.

On s’est toujours fait dire que les filles sont capables de faire plusieurs choses en même temps, plus que les gars. Je peux le confirmer. En effet, preuve à l’appui, je peux témoigner d’un nombre élevé de filles qui peuvent, et ce dans la même journée :

a) Ne pas retourner un appel

b) Ne pas répondre à un courriel

c) Ne pas répondre à une invitation

Le point c) est un peu plus critiquable que les deux premiers. Personne n’est obligé de communiquer avec qui que ce soit. Mais à moins qu’on essaie pour la 23ème fois, par des moyens différents, d’inviter une fille qui nous dit non à répétition, il est plutôt mal vu de ne pas répondre à une invitation. On ne parle plus de manque d’intérêt ici, mais bien de manque de savoir-vivre.

Critiquer ainsi les agissements de l’autre sexe me vaut habituellement une tonne de réactions hargneuses. Soyez rassurés : le même phénomène doit sûrement exister aussi du côté des gars, je ne suis simplement pas au courant, je n’approche les hommes que pour leur vendre mes livres J

Je cherche des explications car, honnêtement, c’est nouveau pour moi. Non pas de me faire dire non, croyez-moi, pour pouvoir donner des conseils dans le domaine il faut s’être souvent fait dire non. Mais c’est presqu’une constante en ce début d’année. Je suis devenu has been? Peut-être. Les filles sont-elles inondées de demandes, spécialement en début d’année? Les gars veulent pelleter leur frustration de ne faire que pelleter de la neige, et attaquent tout ce qui bouge? Qu’en pensez-vous?

J’en parle parce que, tout récemment, plusieurs gars m’ont fait part de cette même observation. Et j’essaie de voir qu’est-ce qui se passe dans la tête des filles.

Bien entendu, je sais fort bien que de l’intérêt, ça se manifeste. La fille qui ne répond pas a clairement à une invitation, ne serait-ce qu’à discuter via internet, a un intérêt limité. Jusque là, aucun problème. Mon hypothèse en tant que « chercheur de la zone rencontre », c’est que plusieurs de ces filles ont peur de quelque chose. De moi? Pourquoi alors plusieurs de mes semblables me rapportent le même problème, soudainement?

C’est dans l’eau?

Vos suggestions svp

Les inquiétantes vs les rassurantes

Un des symptômes les plus fréquents du vétéran est la jalousie post-vietnamienne. Voici une lettre fort intéressante de Mark :

« Incapable de lui faire confiance, je lui demandais simplement, lorsqu’elle sortait avec ses amies (je sais qu’une fille a besoin de son temps pour elle et je lui donnais du terrain) de m’appeler quand elle rentrait, ou un petit message-texte, simplement pour me montrer qu’elle pensait à moi, même si elle venait de passer la soirée à se faire mater.

Mark, sous des allures de demandes anodines, presque « cute », exige de sa blonde de « puncher », comme une carte de temps quand on travaille en usine.

C’est zéro.

C’est le point A du chemin que commence à tracer un manipulateur. Je ne l’accuse pas du tout d’en être un, mais c’est comme ça que commencent les relations qui emprisonnent. De toute façon, si sa blonde était une fille inquiétante, c’est à lui à agir en conséquence. Sur ce point, poursuivons la lecture de sa lettre…

« Il faut dire que mon ex était extrêmement belle, provocante et c’est le genre de fille qui ne fait rien, mais qui attire tous les regards… Qui dégage cette assurance qui fait retourner les plus petits ploucs aux grands foncés bâtis. Et c’est que peu dire qu’elle mettait les pires décolletés au monde pour aller veiller!!! »

Mon cher Mark, tu remarqueras qu’il y a deux sortes de femmes que tu vas fréquenter, et qui vont s’afficher ouvertement selon leurs genres respectifs dès les débuts : les inquiétantes et les rassurantes.

Les inquiétantes sont en constante situation de séduction, partout, avec tout le monde. Elles peuvent être les pires saintes nitouches au monde, elles te stresseront toujours par leur attitude aguichante. Je ne parle pas d’une fille sociable, qui aime les gens, s’entend bien avec tout le monde. Je te parle de celle qui cherche toujours à plaire, à séduire. La différence peut être subtile. Pour un jaloux possessif, elle est même indifférenciable. Pour le gars qui a confiance, c’est facile à voir : une est amusante, on aime la présenter, l’autre est inquiétante : on se demande où elle est, avec qui, et on s’en lasse rapidement. On ne négocie pas avec cette catégorie.

Dans l’autre case, on retrouve la rassurante. La plus belle fille au monde peut être rassurante. Ce n’est pas son potentiel à faire tourner les têtes qui la fait rassurante ou inquiétante. Pour tout dire, certaines des filles les plus belles que j’ai connues ne se faisaient jamais draguer. Les gars en avaient peur, et elles ne cherchaient pas à séduire le roi et son château de toute façon.

Commence donc mon cher Mark par déterminer si tu as un problème de confiance en toi, si tu ne serais pas un peu jaloux, et si tu réponds non, observe simplement le comportement des prochaines filles que tu fréquenteras et tu sauras faire la différence entre l’inquiétante et la rassurante. Car elle aussi démontre alors son degré de confiance en elle.

gaffe

Gaffe numéro 1

J’ai reçu déjà plusieurs lettres. Les vétérans sont partout, et ils souffrent.

Je commence tout de suite par souligner une erreur qui revient souvent lorsqu’on expérimente avec les rencontres virtuelles. Voici un extrait de la lettre qu’Éric m’a écrit:

« …Bref dernièrement, il y a une fille que j’ai rencontré via le site… Nous avons beaucoup de conversations au téléphone qui ont duré des heures, quelques bons échanges sur Internet et par la suite une rencontre qui fut super. »

Bien qu’Éric a aimé sa première rencontre, il a fait une grave erreur à ne pas répéter: NE JAMAIS ÉCHANGER TROP LONGTEMPS AVANT DE FAIRE UNE RENCONTRE DANS LA VRAIE VIE. Téléphone, courriel, clavardage, peu importe.

En effet, bien que ce soit excitant de jaser longuement avec une personne nouvelle et encore mystérieuse, cela comporte de grands risques.

1-Tu risques d’avoir déjà tout dit lors de la première vraie rencontre. Les gars me demandent souvent de quoi ils devraient parler lors d’une première rencontre. Le problème devient sérieusement amplifié si les informations de base ont déjà été échangées. Poser de nouvelles questions qui seront intéressantes pour madame devient un travail pour un professionnel expérimenté, pas pour un vétéran. Reposer les mêmes questions sera inévitablement perçu comme un manque d’écoute, de politesse, ou même un début d’Alzheimer. Bref, ne t’étends pas sur trop de sujets, trop longtemps. Gardes-en pour ta vraie première rencontre.

2-Tu risques de passer pour quelqu’un d’autre. En effet, il est reconnu qu’une grosse partie du message qui est transmis entre deux personnes passe par le non-verbal. Pendant les nombreuses heures où Éric a clavardé ou parlé au téléphone avec sa douce, elle a pu se faire une idée de lui qui pourrait être décevante lorsqu’elle rencontrera Éric pour la première fois. Ce n’est pas important qu’Éric soit mieux ou pire en personne, juste le fait qu’il y ait une différence cause un sentiment que tu n’as pas besoin. N’ayez pas à ajuster son appareil.

3-Tu risques de te peinturer dans la case ami. En effet, le pire scénario pour un gars n’est pas de se faire dire non par une fille. C’est de se faire dire oui, mais « en ami ». Une fille qui jase pendant des heures avec un gars développe inévitablement un sentiment de sécurité, qui s’apparente à l’amitié beaucoup plus qu’à l’aventure. Et, à ce stade-ci, tu ne veux pas être son confident, celui à qui elle pense lorsqu’elle veut parler des soucis que lui crée Richard, enchaîneur d’expérience qui la déstabilise judicieusement. Non, tu veux être le Richard dans l’histoire. Elle appellera Paul pour lui parler de toi.

Voilà. Le voyage de retour a commencé. Écrivez-moi ou faites moi part de vos commentaires.

Lancement

De retour du Viêtnam.

Survivre à son ex, et conquérir le terrain des nouvelles rencontres.

Qui a vu le film « Né un 4 juillet », avec Tom Cruise? Ce vétéran de la guerre du Viêtnam, qui revient chez lui en chaise roulante, blessé, mais soulagé, ne comprend toutefois pas ce qui se passe dans son propre pays. Depuis son départ, la société a tant changé que Tom, qui croyait être accueilli en héros de guerre, se voit plutôt rejeté comme un zéro d’hier.

***

Tout comme Tom, chacun de nous a déjà été un vétéran du Viêtnam, suite à une douloureuse séparation. Quand on revient d’une peine d’amour, où les derniers mois, voire années, ont souvent été bien pires qu’un champ de bataille, on se sent exactement pareil comme Tom : on se pense en chaise roulante, tentant d’avancer tant bien que mal sur un terrain qui nous semble hostile et étranger et qu’on croyait ne plus jamais avoir à fouler: celui des célibataires.

Pendant des années, souper chez belle-maman le dimanche soir, promenade à quatre mains sur le panier au Costco le samedi midi, et partie de hockey un soir semaine, représentèrent l’ensemble de nos activités sociales. Soudainement, cette denrée rare qui s’appelle le temps devient une patate chaude avec laquelle on ne sait pas trop quoi faire.

Comment rencontrer de nouveau? Quoi faire, et surtout, comment faire?

***

Cette chronique aura comme unique but de vous aider dans cette jungle qu’est celle des nouvelles rencontres propres au célibat. Comme Rambo, j’y ai toujours été à l’aise. Faites-moi part de vos questions relatives à votre retour du Viêtnam, et je ferai de mon mieux pour vous en sortir vivant.

Tout ce qui représente pour vous un défi à rencontrer de nouveau m’intéresse. Généralement, le premier problème du vétéran amoureux, c’est qu’après une phase d’écoeurantite aigue, monsieur ou madame cherche à nouveau à se matcher dès que possible. Du calme. Prenez le temps de rencontrer pour le plaisir de le faire. Cessez de voir des Viêtcongs à chaque coin de rue, (« Les gars sont tous des crosseurs »), évitez de ne focuser que sur l’élément qui vous dérange (« C’est toutes des folles ») et apprenez à vous amuser plutôt que de partir de nouveau en guerre.

La première étape d’un retour du Viêtnam réussi est de comprendre et d’accepter que le terrain n’est plus le même. Plus vous êtes parti depuis longtemps, plus vous allez trouver que les règles ont changé. Mais rassurez-vous : les façons de rencontrer se sont modernisées, mais les aspirations demeurent les mêmes : être heureux.

En partant, la quête sera différente d’un sexe à l’autre : l’ancien combattant cherchera au début à rencontrer DES filles; sa compatriote féminine, à rencontrer LE bon gars. Gardez cette subtile mais déterminante différence tout au long de nos échanges.

***

Mon but n’est pas de vous « rematcher » dès que possible. Juste de vous rendre à l’aise avec les nouvelles rencontres. Quelques trucs, ne serait-ce que des discussions, qui vous mettrons en confiance lors des premiers échanges, premières rencontres. Le reste va de toute façon toujours être entre vos mains.

Techniques modernisées, démarches différentes mais quête similaire : tout ceci vous semble bien compliqué, mais vous n’êtes plus seuls. À partir de cette semaine, je vous ramène en sûreté sur ce terrain houleux, ce passage obligé vers un nouveau départ. Tout comme les montagnes russes, ont peut en avoir peur ou au contraire, y prendre un plaisir fou.

Retroussez vos manches, nous allons ensemble y arriver. Bienvenue en ville. Adieu Viêtnam.
Écrivez-moi via marc@monclasseur.com