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Finalement, lorsqu’on évoque la séduction, de quoi parle-t-on ? Cet article vous présente une petite histoire de la séduction, ses concepts, ses codes, à travers le temps. Avec comme objectif de vous aider, peut-être, à mieux comprendre ce dont tout le monde parle et que nous avons en fin de compte un peu de mal à appréhender.

Pour une définition de la séduction

En sciences humaines et sociales, ensemble de disciplines étudiant la réalité humaine, la séduction s’entend comme un processus dont l’objectif est de susciter admiration, attirance ou amour. C’est une forme de jeu codifié entre deux ou plusieurs individus, où ceux-ci s’efforcent de provoquer attirance chez l’autre par des comportements, par exemple la drague, le flirt, la cour…

Elle peut parfois s’approcher d’une forme de manipulation, dans la mesure où cette démarche a comme objectif d’obtenir quelque chose de l’autre ; le plus souvent une relation amoureuse, des relations sexuelles, mais cela peut englober bien d’autres choses. J’ai vu récemment un reportage sur des personnes en quête d’amour, et donc dans une démarche de séduction, et l’un d’entre eux cherchait une femme qui comblerait ses désirs et son besoin urgent d’un logement… Séduction ou manipulation, dans ce cas ?

La séduction chez l’homme

Traditionnellement, la séduction se doit d’être active chez l’homme. Ne parle-t-on de mâle Alpha, dominant comme au temps préhistorique, capable de mettre en scène et de démontrer ses capacités de protection tant physique que financière ?

Toute active qu’elle est, la séduction chez l’homme implique donc des efforts particuliers, et ce particulièrement dans les sociétés dominées par le modèle du patriarcat (organisation sociale ou familiale basée sur l’autorité du père).

La séduction chez la femme

N’oublions pas que dans la religion chrétienne, la séduction de la femme est souvent assimilée à une forma de tentation, voire de débauche. Ainsi, dans la Bible, Ève offre le fruit défendu à Adam, ce fruit qui lui a été donné par le serpent qui est, lui, assimilé à Satan. Il est donc peu étonnant, dans nos sociétés dites modernes qui ne semblent pourtant pas s’être affranchie tant que cela des modèles anciens, que l’on attende de la femme une attitude plus passive en matière de séduction. Ainsi se mettent en œuvre des attitudes, des postures, des manières de se mettre en valeur, qui appartiennent bien plus au domaine de la sollicitation ou de l’ouverture que de la séduction active.

Cela reviendrait-il à dire que la femme doit encore et toujours rester passive dans le jeu de la séduction ? Certes non, et vous pourrez lire dans le prochain article que tout n’est pas si binaire en matière de séduction…